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Situation sécuritaire : Le CCPS-RDC tire la sonnette d’alarme sur un prétendu retrait des troupes rwandaises des territoires occupés à l’Est de la RDC. Aucune donnée officielle ne précise le nombre exact de soldats déjà retirés, leurs unités et leur destination réelle

  • mars 30, 2026
  • 4 min read
Situation sécuritaire : Le CCPS-RDC tire la sonnette d’alarme sur un prétendu retrait des troupes rwandaises des territoires occupés à l’Est de la RDC. Aucune donnée officielle ne précise le nombre exact de soldats déjà retirés, leurs unités et leur destination réelle
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Dans une Déclaration rendue publique ce 30 mars 2026, le Comité de Crise pour la Paix et la Sécurité en RDC, par le biais de son Modérateur Principal Me Patient BASHOMBE MATABISHI, a alerté sur le flou qui entoure le prétendu retrait des soldats rwandais de certaines zones du territoire congolais. Une information abondamment relayée dans les réseaux sociaux, mais qui n’a été étayée à ce jour par aucune source officielle ni aucun mécanisme de vérification.

‎Le CCPS-RDC note qu’aucun mécanisme crédible, transparent et indépendant de monitoring, de certification et de vérification n’a été officiellement mis en place ni communiqué. Cette situation soulève de graves préoccupations quant à la réalité, la sincérité et la traçabilité de ce prétendu retrait.

‎”Les mouvements observés sont principalement nocturnes, ce qui renforce le doute sur leur transparence. Selon plusieurs sources locales, le retrait annoncé devrait s’effectuer de manière visible et en plein jour, ce qui n’est pas le cas. Aucune donnée officielle ne précise le nombre exact de soldats déjà retirés, les unités concernées, ni leur destination réelle”, a martelé Me Patient BASHOMBE.

‎Et d’ajouter :

‎”À ce stade, il est impossible de confirmer si ces forces quittent effectivement le territoire congolais ou procèdent à un redéploiement stratégique dissimulé. Il est impératif de rappeler que le retrait des RDF devrait impérativement être synchronisé avec le cantonnement des rebelles de l’AFC/M23. Or, en l’absence de cette simultanéité, une confusion opérationnelle s’installe sur le terrain. Le risque de recyclage ou de redéploiement des forces armées sous couvert de groupes rebelles devient élevé et le processus de désescalade perd en crédibilité et en lisibilité. Les populations civiles restent exposées à une insécurité persistante sous différentes formes”.

‎Pour toutes ces raisons, le CCPS-RDC recommande :

‎√ La mise en place immédiate d’un mécanisme indépendant de monitoring, incluant des observateurs internationaux, des représentants congolais et des outils technologiques de suivi (satellites, drones, etc.) ;

‎√ La synchronisation stricte entre le retrait des RDF et le cantonnement effectif et vérifiable des éléments de l’AFC/M23 ;

‎√ La publication quotidienne d’un rapport détaillé précisant le nombre exact de militaires retirés, les points de départ et de sortie, les destinations confirmées ainsi que la traçabilité complète du processus, avec certification officielle et vérifiable ;

√ L’instauration d’un mécanisme de suivi public régulier, à travers un point hebdomadaire conjoint entre la MONUSCO, la médiation américaine et le Gouvernement congolais, afin d’informer de manière transparente l’opinion nationale et internationale sur l’évolution réelle du processus de retrait.

‎Sans cela, le Comité de Crise de la Société civile pour la Paix et la Sécurité en RDC estime à juste titre qu’un retrait non coordonné équivaut à un désordre stratégique et peut masquer des manœuvres de repositionnement. Et l’absence de mécanismes de contrôle ouvre la voie à un “semblant de retrait”, susceptible de tromper l’opinion nationale et internationale, d’affaiblir les efforts diplomatiques en cours, de compromettre la sécurité des populations locales et de consolider une présence militaire sous une autre forme.

La MONUSCO sous son nouveau mandat doit véritablement jouer son rôle en s’assurant de la mise en œuvre effective du retrait des troupes rwandaises de la République Démocratique du Congo et d’en informer l’opinion publique. Le peuple congolais a droit à la vérité.

‎La Rédaction 7 - +243 815 024 838

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