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‎Sanctions américaines contre Joseph Kabila : La Dynamique Communautaire pour la Cohésion Sociale et le Développement (DYCOD-RDC) et le Comité de crise pour la Paix et la Sécurité en RDC (CCPS-RDC) saluent vivement ces sanctions

  • mai 1, 2026
  • 3 min read
‎Sanctions américaines contre Joseph Kabila : La Dynamique Communautaire pour la Cohésion Sociale et le Développement (DYCOD-RDC) et le Comité de crise pour la Paix et la Sécurité en RDC (CCPS-RDC) saluent vivement ces sanctions
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Le jeudi 30 avril 2026, les États-Unis d’Amérique ont annoncé des sanctions à l’encontre de Joseph Kabila pour son activisme avéré visant la déstabilisation de la République Démocratique du Congo. Washington accuse l’ex-chef de l’État de « semer l’instabilité » dans le pays, notamment à travers un soutien présumé aux groupes armés M23 et AFC. Les autorités américaines entendent ainsi accentuer la pression sur les acteurs jugés responsables de la crise sécuritaire à l’Est de la RDC.

‎Plusieurs griefs mis à charge de Joseph Kabila sont épinglés. L’ancien président est accusé d’avoir soutenu à la fois le M23 et l’Alliance Fleuve Congo (AFC), dans un contexte de résurgence des rébellions dans l’est du pays. Il serait rentré en RDC avec l’intention de déstabiliser le gouvernement en apportant son appui à ces mouvements armés. Le Trésor américain évoque un soutien financier présumé à l’AFC afin d’influencer la situation politique dans l’est de la RDC.
Joseph Kabila aurait également encouragé des éléments des FARDC à déserter pour rejoindre les rangs de l’AFC, dans le but de renforcer ce groupe.
Il lui est aussi reproché d’avoir tenté, sans succès, de lancer des attaques depuis l’étranger contre les FARDC dans l’est du pays. Enfin, il aurait œuvré à promouvoir un candidat opposé au pouvoir en place afin de regagner de l’influence politique.

Fort de ces griefs, l’Office of Foreign Assets Control (OFAC) estime que l’ancien chef de l’État a « matériellement assisté, parrainé ou fourni un soutien financier, matériel ou technologique » aux groupes armés AFC/M23.

‎En réaction à ces sanctions, la Dynamique Communautaire pour la Cohésion Sociale et le Développement (DYCOD-RDC) et le Comité de crise pour la Paix et la Sécurité en RDC (CCPS-RDC) rappellent qu’ils ont mis en place, depuis décembre 2025, une Task-force de veille et de suivi des accords de Washington. À cet effet, ils saluent les sanctions prises par le gouvernement des États-Unis contre Joseph Kabila, pour son implication présumée dans le soutien aux groupes armés AFC/M23 qui déstabilisent l’Est de la République démocratique du Congo.

‎Pour le Coordonnateur National de ces plateformes de la société civile, Me Patient BASHOMBE, ces sanctions constituent une avancée significative dans la lutte contre l’impunité et répondent à l’appel lancé par la DYCOD-RDC lors de son rassemblement du 7 mars 2026 à Kinshasa.

“Les propos de Joseph Kabila appelant à une “soudanisation” ou “balkanisation” de la RDC représentent une grave atteinte à la souveraineté nationale, que nous avons fermement dénoncée”, a-t-il martelé.

‎Tout en réaffirmant leur engagement pour la cohésion sociale, la justice et une paix durable fondée sur la vérité et la responsabilité, la DYCOD-RDC et le CCPS-RDC exigent :

‎➡️ L’extension des sanctions à tous les complices, nationaux et internationaux ;
➡️ La saisine effective des juridictions pénales internationales ;
➡️ L’arrestation et le jugement public de tous les responsables impliqués ;
➡️ La réparation intégrale des préjudices subis par les victimes.

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