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Agression rwandaise : Lettre ouverte au Cardinal Fridolin Ambongo : “Un berger ne pactise pas avec les loups. En soutenant le M23, Vous légitimez les pillages, les viols et les massacres”

  • février 11, 2025
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Agression rwandaise : Lettre ouverte au Cardinal Fridolin Ambongo : “Un berger ne pactise pas avec les loups. En soutenant le M23, Vous légitimez les pillages, les viols et les massacres”
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Lettre adressée au Cardinal Ambongo par Jean-Marie Kabemba, Député Honoraire et Président du LRC (Les Républicains Chrétiens)

Éminence,

Il est rare que l’on s’adresse à un homme d’Église avec une telle gravité. Mais les circonstances l’exigent. Vous, qui êtes supposé être le pasteur de votre peuple, son guide spirituel et son défenseur contre l’injustice, vous avez choisi de prêter votre voix à ceux qui massacrent ce même peuple. Vous plaidez pour le dialogue avec le M23, cette rébellion soutenue par des forces étrangères, qui n’a apporté que ruine, souffrance et humiliation à notre nation. À travers vos prises de position, vous donnez l’impression de défendre les bourreaux contre les victimes, les oppresseurs contre les opprimés.

Comment l’Église, qui a été jadis un refuge pour les affligés, peut-elle aujourd’hui devenir le porte-voix de ceux qui sèment la désolation ?

Lorsque Caïn tua Abel, Dieu ne lui demanda pas de négocier avec le sang versé. Il lui dit : “Qu’as-tu fait ? La voix du sang de ton frère crie de la terre jusqu’à moi” (Genèse 4:10).

Or, c’est bien ce sang qui crie aujourd’hui à travers les collines du Kivu, de Masisi, de Kalehe et de Minova. C’est le cri des enfants arrachés à leurs mères, des femmes violées sous les yeux de leurs maris, des vieillards abattus sans pitié. Le M23 n’est pas un interlocuteur politique, c’est une organisation criminelle, une main étrangère qui cherche à nous déposséder de notre terre, une milice qui viole, mutile et assassine. Comment un évêque peut-il se faire le médiateur entre le loup et l’agneau ?

Éminence, peut-être avez-vous oublié que les pères de l’Église ont toujours défendu le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Lorsque le roi Naboth convoita la vigne d’Achab, le prophète Élie ne lui demanda pas de négocier, il le condamna :
“Ainsi parle l’Éternel : Après avoir commis un meurtre, tu veux encore usurper ?” (1 Rois 21:19).

Aujourd’hui, c’est le Congo que l’on dépèce sous nos yeux. Les forces du M23, avec leurs soutiens extérieurs bien connus, veulent soumettre notre nation, la fragmenter, l’offrir à des puissances avides de nos richesses. Et vous voudriez que nous nous asseyions à la même table que ceux qui égorgent nos fils et violent nos filles ?

L’Église n’est pas appelée à être neutre face à l’injustice. Saint Augustin disait :
“Une nation qui ne fait pas respecter la justice est une bande de brigands organisée.”

Or, en prônant la négociation avec le M23, vous cautionnez l’injustice. Vous légitimez les pillages, les viols et les massacres. Vous trahissez la mémoire de ceux qui sont morts pour que ce pays reste uni. Vous trahissez aussi votre propre vocation, car un berger ne pactise pas avec les loups.

Peuple de Dieu, ne vous laissez pas égarer !

Frères et sœurs en Christ, fils et filles du Congo, le Seigneur nous met en garde :
“Si un aveugle conduit un autre aveugle, ils tomberont tous deux dans un fossé”
(Matthieu 15:14).

Nous voyons aujourd’hui certains hommes d’Église oublier leur mission, détourner la parole de Dieu pour justifier l’injustifiable. Mais nous, peuple de Dieu, ne devons pas les suivre dans cette erreur !

L’Écriture nous enseigne que “malheur à ceux qui appellent le mal bien et le bien mal, qui changent les ténèbres en lumière et la lumière en ténèbres” (Ésaïe 5:20).

Regardons autour de nous !
Voyons ces villages incendiés !
Voyons ces mères en pleurs, errant avec leurs enfants dans les camps de réfugiés !
Voyons ces terres que nos ancêtres ont cultivées, foulées aujourd’hui par des envahisseurs !
Et ils veulent que nous négociions ?

Mais que négocie-t-on avec l’oppresseur, sinon notre propre esclavage ?
Que négocie-t-on avec l’assassin, sinon notre propre mort ?
Que négocie-t-on avec le violeur, sinon notre propre déshonneur ?

Non, peuple de Dieu, n’écoutez pas les voix qui vous demandent d’accepter l’inacceptable !
Non, peuple du Congo, ne nous laissons pas tromper par des paroles qui trahissent la vérité divine !

Nous ne pouvons pas trahir nos martyrs, ceux qui sont tombés en criant leur amour pour cette patrie. Nous ne pouvons pas permettre que le sang innocent soit effacé par des accords indignes. Dieu est un Dieu de justice et de vérité !

“Quand l’ennemi viendra comme un fleuve, l’Esprit de l’Éternel le mettra en fuite” (Ésaïe 59:19).

Peuple de Dieu, restons fermes !
Refusons la compromission !
Levons-nous pour défendre la vérité !

Un avertissement solennel : la vengeance de Dieu approche !

Éminence, vous qui prêchez la réconciliation avec les bourreaux, entendez ceci :

“Ne vous y trompez pas : on ne se moque pas de Dieu. Ce qu’un homme aura semé, il le moissonnera aussi” (Galates 6:7).

L’injustice ne restera pas impunie. Le Seigneur, qui a vu le sang d’Abel, voit aussi le sang des innocents du Kivu. Et sa colère ne sommeille pas. Le cri des victimes est monté jusqu’à Lui, et Sa vengeance sera terrible.

“À moi la vengeance, à moi la rétribution, quand leur pied chancellera ! Car le jour de leur malheur est proche, et ce qui les attend ne tardera pas” (Deutéronome 32:35).

À vous, qui prêtez votre voix à ceux qui détruisent notre nation, prenez garde ! Car lorsque le jugement de Dieu tombera, aucune robe ecclésiastique, aucun titre d’évêque, aucun discours diplomatique ne vous protégera.

Il viendra un jour où les bourreaux trembleront devant le Seigneur. Et ceux qui auront marché à leurs côtés seront jugés avec eux. Ne prenez pas à la légère la justice divine !

L’histoire jugera sévèrement ceux qui auront prêté leur voix aux ennemis de la patrie, mais Dieu, Lui, les jugera d’une justice encore plus implacable.

Que le Seigneur vous éclaire et vous ramène à votre véritable mission : défendre les faibles, protéger les innocents et porter haut la voix de la justice.

“Heureux ceux qui ont faim et soif de justice, car ils seront rassasiés” (Matthieu 5:6).

Puisse Dieu vous ouvrir les yeux avant qu’il ne soit trop tard.

La voix du Congo meurtri, mais debout.

La Rédaction 7

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