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Joseph Kabila prend enfin les commandes de “AFC/M23/RDF” : Pour Fernandez Murhola, le FRN est une mise en scène signée Paul Kagame. C’est la façade politique de l’agression rwandaise

  • octobre 13, 2026
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Joseph Kabila prend enfin les commandes de “AFC/M23/RDF” : Pour Fernandez Murhola, le FRN est une mise en scène signée Paul Kagame. C’est la façade politique de l’agression rwandaise
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Longtemps resté dans l’ombre, l’ancien président de la RDC, Joseph Kabila, a pris officiellement la tête du groupe insurrectionnel baptisé Front pour la refondation de la nation (FRN), une nouvelle reconfiguration de l’Alliance Fleuve Congo (AFC) et du M23. L’annonce de cette reconfiguration a été faite, le 12 octobre 2026, depuis sa résidence à Goma. Avec le FRN, Joseph Kabila, lassé de tirer les ficelles dans l’ombre, s’affiche désormais comme le véritable chef de l’AFC/M23. Corneille Nanga devient Vice-président comme Bertrand Bisimwa. Le Général Sultani Makenga demeure Chef d’état-major général avec rang de vice-président.

‎En réaction à cette annonce, Fernandez Murhola, Défenseur du Droit international des droits de l’Homme et Spécialiste de la prévention et de la résolution des conflits, a, dans sa Tribune du 12 octobre 2026, précisé les contours de la nouvelle stratégie du Rwanda. Pour lui, le FRN, c’est tout simplement un nouveau pacte de l’ombre entre Kabila et Kagame contre la République Démocratique du Congo. Autrement dit, c’est la façade politique de l’agression rwandaise. « Le 12 octobre 2026 à Goma, la mascarade est consommée : l’émergence du « Front pour la Refondation de la Nation », dirigé par Joseph Kabila, n’est pas la naissance d’un mouvement autonome. C’est une reconfiguration destinée à repeindre en couleur congolaise la guerre d’agression rwandaise. Un mouvement ne devient pas autonome parce qu’il change de nom. Son autonomie se mesure à ses structures de commandement, à ses ressources, à ses ordres. Or, tout prouve que ses structures sont restées rwandaises », a-t-il mentionné.

‎Pour le Défenseur du Droit international des droits de l’Homme, cette analyse démontre à suffisance la convergence stratégique qu’il y a entre Joseph Kabila et Paul Kagame, et comment une façade politique congolaise sert à occulter les responsabilités de Kigali dans la guerre qui ravage le Nord-Kivu et le Sud-Kivu. À cet égard, affirme-t-il, notre position est sans ambiguïté : la souveraineté congolaise est sacrifiée par un arrangement occulte entre Kigali et son exécutant congolais, Joseph Kabila.

‎Dans son argumentaire, Fernandez Murhola s’appuie sur le rapport du Groupe d’experts des Nations Unies du 11 juin 2026, qui avait exactement alerté sur ce qui vient de se passer à Goma. Les Experts avaient tout prédit :

‎Au Paragraphe 58 de leur Rapport, ils ont prévenu du remaniement de l’AFC/M23, y compris le changement de nom ;

‎Au Paragraphe 59, ils ont alerté sur la mise en avant de Joseph Kabila pour occulter le rôle du Rwanda en présentant l’AFC/M23 comme un mouvement congolais répondant à un problème congolais.

‎Le 12 octobre 2026, martèle Fernandez Murhola, ce scénario est exécuté à la lettre à Goma. Le mécanisme est limpide : présenter une agression extérieure comme une confrontation exclusivement congolaise ; mettre en avant Kabila ; déplacer le débat vers les rivalités internes ; et effacer la responsabilité du Rwanda dans les enceintes diplomatiques.

‎Cependant, poursuit-il, le changement de visage ne vaut ni autonomie militaire ni extinction des responsabilités. Le « Front pour la Refondation de la Nation » est la nouvelle enseigne de l’AFC/M23/RDF.

‎Par ailleurs, Fernandez Murhola avance 5 preuves pour démontrer la mainmise du Rwanda sur le FRN.

‎• Preuve 1 : Kigali conserve le commandement militaire et décide sur tout. Les structures de l’AFC/M23 n’ont pas été dissoutes. Les responsables militaires ont conservé leurs fonctions. Les liens opérationnels avec les Forces de défense rwandaises (RDF) sont intacts.

‎• Preuve 2 : Kigali continue d’entretenir la guerre. Il fournit la logistique et le financement.

‎• Preuve 3 : Kigali conserve le contrôle territorial et les ressources : il pille le Kivu. D’autant que la raison de l’agression rwandaise, c’est le pillage de l’or, du coltan, du gaz méthane du Kivu.

• ‎Preuve 4 : La terreur comme mode de gouvernance. Blocus, prélèvements forcés, restrictions de circulation, déplacements forcés, arrestations arbitraires, exécutions de pêcheurs dans le Kivu : ce sont les méthodes documentées du RDF depuis 2022.

‎• Preuve 5 : Le calendrier diplomatique. Créer une façade pour diluer les responsabilités. Le Rwanda est sous sanctions. Que fait l’agresseur sous pression ? Il crée une façade congolaise pour dire à Washington et Bruxelles : « Ce n’est plus nous, c’est une affaire congolo-congolaise ». C’est la doctrine de la guerre par procuration pour faire sauter les sanctions et imposer une normalisation politique qui consacre l’impunité.

‎Qu’à cela ne tienne, Kigali doit répondre de ses actes devant le droit international. Et les responsables politiques congolais qui facilitent sciemment cette agression doivent répondre de haute trahison. Aucune impunité pour Kigali. Aucune immunité pour ses exécutants congolais, a insisté Fernandez Murhola.

‎Sans conteste, le « Front pour la Refondation de la Nation » est la continuité des structures militaires rwandaises, des soutiens logistiques rwandais et des objectifs de pillage rwandais. Kigali doit donc répondre de son agression. Et, Kabila doit répondre de sa trahison.

‎Pour le Défenseur du Droit international des droits de l’Homme, le Conseil de sécurité doit exiger la fin de la mascarade. Aucun dirigeant congolais ne doit servir de bouclier à une intervention étrangère. Aucun État étranger ne doit utiliser les divisions congolaises pour échapper à ses obligations. Aucune victime congolaise ne doit être sacrifiée pour consacrer l’impunité. La souveraineté de la RDC n’est pas négociable.

‎La Rédaction 7 - +243815024838

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