Discours de Joseph Kabila : Regards croisés de Fernandez Murhola, Icône de la société civile et Notable du Kivu, Patrick Muyaya, Ministre de la communication et Médias, Porte-parole du gouvernement, et Jean-Pierre Lihau, Vice-Premier ministre et Ministre de la Fonction publique
Quarante-huit heures après la sortie médiatique de l’ancien président Joseph Kabila, des réactions fusent de partout. La Rédaction 7 vous propose dans cette livraison celles de trois éminentes personnalités, notamment Fernandez Murhola, Patrick Muyaya et Jean-Pierre Lihau.
Le 09 octobre 2026, Joseph Kabila a prononcé un discours intitulé “Le pays est en péril : ne pas agir c’est être complice”, dans lequel il dresse un réquisitoire sévère contre le pouvoir de Félix Tshisekedi, il dénonce l’institutionnalisation du tribalisme, du népotisme et une gestion patrimoniale de l’État. Pour lui, le dialogue national inclusif n’est plus une option, mais une obligation incontournable pour sauver la cohésion nationale.
Réaction de Fernandez Murhola, Icône de la société civile et Notable du Kivu

Pour Fernandez Murhola, Joseph Kabila a prononcé un discours de la honte. En une seule allocution, il a réussi à cumuler l’indécence, la lâcheté et la trahison.
1. L’indécence : Condamné à mort pour haute trahison et crimes de guerre par la Haute Cour Militaire en 2025, sanctionné par les États-Unis pour son alliance avec l’AFC/M23, l’homme qui a pillé le Congo pendant 18 ans ose venir donner des leçons de gouvernance. Il parle de “Congo en péril” alors qu’il en est l’un des fossoyeurs. Pas un mot d’autocritique, pas un mot pour les millions de morts de son régime. Juste un appel à peine voilé à la sédition.
2. La lâcheté et la preuve de sa duplicité : C’est le cœur du scandale. Pendant 10 minutes, il parle de la guerre de l’Est, mais il ne nomme l’ennemi que d’un seul côté. Il accuse Kinshasa de collaborer avec les Wazalendo, les FDLR et de “bombarder des civils”. Mais, pas une seule fois les mots AFC/M23. Pas une seule fois le mot RWANDA. Ceux que l’ONU, Washington et Kinshasa désignent comme le cœur du conflit, comme la force d’occupation, sont réduits à de simples “autres parties belligérantes”. Son fameux appel au “retrait de toutes les troupes étrangères” sans préciser lesquelles est un écran de fumée grossier.
On ne peut pas être plus clair : il dénonce ceux qui défendent la patrie et protège ceux qui l’attaquent.
3. La trahison : Attaquer l’accord sur les minerais critiques avec les USA en prétendant qu’il ne sauvera pas le régime, c’est attaquer la continuité de l’État lui-même par jalousie. Il le dit lui-même : il n’y a “rien à espérer de ce pouvoir”. Traduction : il n’y a à espérer que son retour.
Un homme qui accuse les victimes et épargne les bourreaux ne cherche pas la paix. Il choisit son camp. On n’attendait de lui qu’un seul mot : PARDON. Il a choisi la menace. L’Histoire retiendra qu’au moment où le Congo saigne à l’Est, son ancien président a choisi de se taire sur le nom du couteau.
Réaction de Patrick Muyaya, Ministre de la communication et Médias

Pour le Porte-parole du gouvernement, Joseph Kabila est un homme du passé, nostalgique des méthodes antidémocratiques, fils-aîné du père (le Rwanda), complice du frère (AFC/M23) et auteur connu des crimes, condamné et sous sanctions américaines. Il n’a rien d’autre à offrir que le chaos. Avec le peuple congolais, les hommes et les femmes épris de paix, nous restons fermement engagés à travers le processus du dialogue amorcé par le Président de la République pour restaurer la paix et l’intégrité territoriale.
Réaction de Jean-Pierre Lihau, Vice-Premier ministre et Ministre de la Fonction publique

Le vice-Premier et Ministre de la Fonction publique a qualifié la prise de parole de Joseph Kabila de paroxysme de la PERFIDIE ! Pour Jean-Pierre Lihau, nul besoin d’être psychologue pour comprendre que l’homme est atteint de la pathologie de “l’irrationalité”! Être accusé de haute trahison est une chose. Mais se dévoiler, en pleine agression contre la nation, comme un agent de l’ennemi et un collabo en est une autre. Après 18 ans de règne, de fourberie et d’infiltration, il prétend vouloir réitérer ses “exploits”de 1997 avec les mêmes alliés “libérateurs”d’hier, les Rwandais… Si le ridicule pouvait tuer ! Les Congolais eux n’ont rien oublié. En 1997, ils savent que ce sont justement les Rwandais qui avaient renversé J.D Mobutu en plaçant l’un de leurs à la tête de l’armée congolaise.
En 2001, c’est encore eux qui ont, indiscutablement, fait assassiner LD KABILA, après avoir massacré des millions de Congolais ! Lorsque Félix Tshisekedi prend le pouvoir, il hérite d’un pays infiltré, déstructuré et rongé de l’intérieur avec déjà le M23 existant, plus de 150 groupes armés actifs et une situation socio-économique exsangue et catastrophique ! De quoi parle- t-on ? De qui se moque-t-on ? Ce qui est sûr et certain, c’est que les Congolais ne sont plus dupes. Ils sauront faire la part des choses et prendront leur responsabilité sans céder aux intimidations irresponsables. Notre République existe bel et bien. Elle est une et indivisible. Elle se relèvera de ces épreuves et la justice rattrapera ses ennemis désormais connus.
La Rédaction 7 - +243815024838





