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RDC : Qui est Thérèse Kayikwamba Wagner, la MINETAT des affaires étrangères ? Celle qui a réussi à démolir Paul Kagame à l’international

  • mars 7, 2025
  • 6 min read
RDC : Qui est Thérèse Kayikwamba Wagner, la MINETAT des affaires étrangères ? Celle qui a réussi à démolir Paul Kagame à l’international
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Thérèse Kayikwamba Wagner est née en 1983 à Kinshasa d'une mère congolaise et d'un père allemand. Elle a grandi entre l'Allemagne, le Ghana et le Togo. Elle est actuellement ministre des Affaires étrangères de la République démocratique du Congo au sein du gouvernement Suminwa depuis mai 2024.

Thérèse Kayikwamba, anthropologue et politologue, présente un profil riche d’une longue expérience.  Jusqu’en 2022, elle considérait que faire de la politique « n’était pas un objectif immédiat ». Elle se définit comme “une professionnelle des Affaires politiques et de la planification stratégique, spécialisée dans la région des Grands Lacs africains”. Elle a étudié à la Harvard Kennedy School aux États-Unis, où elle a obtenu une maîtrise en administration publique. Elle confie avoir eu une enfance heureuse avec sa mère congolaise et son père allemand. Très tôt, elle fut autonome. « À 16 ans, je rangeais des articles dans un supermarché », a-t-elle confié. S’en suivront de petits jobs, aide-soignante dans une maison de retraite puis caissière, enseignante dans l’apprentissage des langues ou encore hôtesse dans une foire. « Beaucoup de sacrifices », durant cette période, a-t-elle déclaré.

Coup de projecteur sur une « femme généreuse, ambitieuse et passionnée »

Thérèse Kayikwamba Wagner commence sa carrière en 2009 lorsqu’elle part à Kigali (Rwanda) pour rejoindre l’Agence de coopération internationale allemande pour le développement (GIZ).

À partir de 2011, elle décide de se consacrer à l’humanitaire. Elle retourne alors au Congo, dans la ville de Goma, afin de travailler pour l’organisation Oxfam. En 2012, alors que le pays connaît sa première crise avec le groupe rebelle M23, elle prend les rênes d’un programme pour la protection des civils au sein de cette même organisation.

Elle rejoint par la suite les Nations unies, où elle s’engage dans des missions de maintien de la paix, dont la Monusco (RDC) ainsi que la Minusca (Centrafrique) à partir de 2014. En 2019, elle se rend à Nairobi (Kenya) pour y devenir l’assistante de Xia Huang, l’envoyé spécial des Nations unies pour la région des Grands Lacs. C’est à cette période qu’elle rencontre pour la première fois le Président de la République Félix Tshisekedi. Elle travaille plus tard pour le groupe Meta jusqu’en 2024, où elle devient Regional Program Manager pour l’Afrique subsaharienne, poste dont la tâche est de s’atteler sur « les efforts de préparation aux crises et aux élections ».

D’étudiante boulimique à chercheuse en herbe

Thérèse passe son master en anthropologie, science politique et pédagogie à l’Université de Mayence en Allemagne. En 2006, jeune chercheuse, elle s’intéresse alors aux campagnes électorales de Jean-Pierre Bemba et Joseph Kabila.

Elle commence à nourrir un rêve : étudier à l’Université de Columbia, aux États-Unis. Entre-temps, elle s’inscrit en Master 2 en Droits de l’Homme et démocratisation à l’Université de Leuven, en Belgique. Elle travaille sur les questions d’ethnicités lors des conflits au Rwanda et au Burundi dans les années 90. Malgré ses efforts, elle passera à côté de son rêve de jeunesse. « J’ai commis ma plus grande erreur en n’ayant jamais postulé pour Columbia », confessant un manque de confiance en soi. Alors qu’elle travaille avec la coopération allemande (GIZ) au Rwanda, elle redémarre une troisième fois des études. Sa famille ne comprend pas sa décision, mais elle s’entête et suit une spécialisation dans l’humanitaire à Harvard, aux États-Unis, où elle obtient un master en administration publique.

Carrière politique

Le 29 mai 2024, Thérèse Kayikwamba Wagner est nommée ministre des Affaires étrangères, de la Coopération internationale et de la Francophonie, avec rang de ministre d’État, au sein du tout nouveau gouvernement Suminwa. Alors peu connue du grand public, sa nomination suscite la surprise parmi les commentateurs politiques congolais, certains allant jusqu’à souligner son manque d’expérience. Le magazine Jeune Afrique analyse cette nomination comme une volonté de modération et d’apaisement diplomatique de la part du Président Félix Tshisekedi, après le style plus frontal de Christophe Lutundula, son prédécesseur.

Thérèse Kayikwamba Wagner prend ses fonctions le 13 juin 2024. Elle arrive alors dans un contexte tendu, caractérisé par le conflit avec le groupe terroriste M23 soutenu par le Rwanda, ainsi que par le retrait progressif des forces de la Monusco de la RDC.

Son action en tant que ministre est marquée par un engagement actif contre la présence de troupes rwandaises sur le sol congolais. Au cours du mois de décembre 2024, devant le Conseil de sécurité de l’ONU, elle accuse officiellement le Rwanda de violer le cessez-le feu entre les deux pays. Puis, lors d’une rencontre organisée avec les diplomates étrangers accrédités en RDC, elle exhorte la communauté internationale à prendre des actions concrètes contre l’agression du Rwanda, soulignant que « la compassion seule ne suffira pas ». Elle porte à partir de fin 2024, la candidature de la RDC au Conseil de sécurité de l’ONU afin que le pays puisse occuper un siège de membre non permanent, vantant l’expérience du pays dans la résolution de conflit et le maintien de la paix avec la Monusco.

Depuis lors, Thérèse Kayikwamba Wagner a sillonné le monde pour détruire et battre en brèche le narratif de Kagame basé sur des prétextes fallacieux, en se victimisant, pour continuer à tuer la population congolaise et à piller les ressources de la RDC avec, certes, la complicité de multinationales et de l’Occident.

La diplomatie menée par cette dame de fer a fini par payer. Le Rwanda qui était jusqu’il y a peu intouchable et protégé par la communauté internationale est aujourd’hui mis à nu, et des sanctions commencent à tomber les unes après les autres. Paul Kagame est totalement mis à l’index. Son masque est tombé. Les voix s’élèvent pour condamner son agression vis à vis de la RDC. Il porte aujourd’hui la responsabilité des millions de morts en République démocratique du Congo.

La Rédaction 7

Pour plus d’informations, cliquez ici > https://www.newsglobe7.net/avec-agicom-gagnez-en-visibilite-et-en-notoriete/

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