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Situation des droits humains en RDC : Selon le BCNUDH, les membres des groupes armés dont l’AFC/M23 demeurent les principaux responsables des violations des droits humains en RDC, avec un taux de 71 % des atteintes et violations documentées

  • mars 13, 2026
  • 3 min read
Situation des droits humains en RDC : Selon le BCNUDH, les membres des groupes armés dont l’AFC/M23 demeurent les principaux responsables des violations des droits humains en RDC, avec un taux de 71 % des atteintes et violations documentées
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‎Dans le cadre de son mandat, le Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme (BCNUDH) assure un suivi étroit de la situation des droits de l’homme et analyse les tendances y relatives. Ces tendances sont régulièrement partagées avec les autorités afin qu’elles prennent les actions nécessaires, y compris traduire en justice les auteurs présumés des violations des droits de l’homme documentées. C’est dans cette optique, qu’il a publié les principales tendances des violations des droits humains en République démocratique du Congo couvrant la période du 1er janvier au 31 décembre 2025.

Au cours de cette période, le BCNUDH a documenté 6 169 violations et atteintes aux droits humains, ayant fait 18 073 victimes, dont 2 806 femmes et 1 394 enfants, sur l’ensemble du territoire de la République démocratique du Congo. Cela représente une augmentation de 24 % par rapport à l’année précédente. Parmi ces violations et atteintes, 86 % ont été commises dans les provinces en conflit. Comme les années précédentes, le Nord-Kivu (3 338 cas), le Sud-Kivu (1 171 cas) et l’Ituri (771 cas) sont les provinces où le plus grand nombre de violations et atteintes ont été documentées. Les services de renseignements civils et militaires ont aussi violé les droits de l’homme. Des civils et militaires ont été arrêtés et détenus par l’Agence nationale des renseignements (ANR), le Conseil national de cyberdéfense (CNC) et l’État-major des renseignements militaires (EMRM) sans supervision d’un juge, ni accès des personnes en détention à un avocat, encore moins à leurs familles et aux soins de santé.

Au cours de la période en revue, le BCNUDH a enregistré 46 violations des droits de l’homme attribuées aux agents de l’ANR ayant fait 53 victimes, dont 9 femmes et 3 enfants. Ceci constitue une augmentation de 5% par rapport à l’année précédente. Cependant, les membres des groupes armés dont l’AFC/M23 demeurent les principaux responsables des atteintes aux droits humains avec 4 373 cas des violations documentées, soit 71 % des atteintes.

La situation sécuritaire et des droits humains s’est détériorée à cause de la persistance du conflit armé dans l’Est du pays. L’offensive de l’AFC/M23 et de l’armée rwandaise, qui s’est traduite par la prise de contrôle de parties importantes des provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, y compris les villes de Goma et Bukavu, a fortement exacerbé la crise. Les combats entre l’AFC/M23 et les FARDC, en particulier dans des zones densément peuplées, ainsi que l’utilisation d’armes lourdes, ont causé des morts et des déplacements massifs de la population civile.

Par ailleurs, le BCNUDH a noté une recrudescence des conflits interethniques et des discours de haine, directement liés à la situation sécuritaire à l’Est du pays. Les membres de la communauté Tutsi ou Banyamuenge (considérés comme des alliés du M23) étaient particulièrement visés. En effet, au moins 13 allégations de discours haineux, dont six répondant aux critères de Rabat, ont été documentées en 2025.

La Rédaction 7 - +243815024838

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