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‎Détérioration de la situation sécuritaire en RDC : Pour contrer Joseph Kabila et ses parrains, Dr Ben Luther Touere invite le Président Félix Tshisekedi à accélérer le tempo pour changer la Constitution actuelle qui consacre, en son article 64, “la Prime à la rébellion”

  • octobre 16, 2026
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‎Détérioration de la situation sécuritaire en RDC : Pour contrer Joseph Kabila et ses parrains, Dr Ben Luther Touere invite le Président Félix Tshisekedi à accélérer le tempo pour changer la Constitution actuelle qui consacre, en son article 64, “la Prime à la rébellion”
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La situation politique en République Démocratique du Congo a franchi un cap historique avec la création du Front pour la Refondation de la Nation (FRN). Joseph Kabila, qui oscillait entre silence médiatique et critiques politiques, a officiellement choisi la voie des armes en prenant la tête de ce mouvement politico-militaire. Et, l’avènement de ce groupe insurrectionnel bouleverse radicalement la dynamique sécuritaire à l’Est ainsi que l’échiquier des alliances politiques nationales. L’irruption de Joseph Kabila à la tête du FRN, qui est une fusion des forces rebelles, marque une escalade sans précédent qui fait craindre le risque d’une guerre totale. D’autant que le FRN absorbe et remplace désormais la coalition de l’Alliance Fleuve Congo (AFC) et du M23, et bien au-delà ! Des groupes notoirement soutenus par le Rwanda. Aussi, cette nouvelle alliance fragilise directement les cadres de négociation et les récents accords (processus de Doha et de Washington), le FRN affichant ouvertement sa volonté de chasser le pouvoir de Kinshasa « par tous les moyens, y compris la force ». Pour les experts de l’ONU, l’arrivée de Kabila à la tête de la rébellion sert stratégiquement à occulter le rôle du Rwanda. En plaçant l’ancien président congolais en première ligne, le mouvement tente de légitimer son combat en le présentant comme une « crise purement congolaise » face à la gouvernance de Félix Tshisekedi.

‎Fort de cette nouvelle donne politique et sécuritaire, Dr Ben Luther Touere, Docteur en droit public, enseignant à l’Université Sorbonne Paris Nord, Avocat au Barreau de Paris, Spécialiste en ingénierie constitutionnelle africaine et Spécialiste en théorie générale de l’État africain, invite le Président Félix Tshisekedi à organiser très rapidement le référendum pour l’adoption d’une nouvelle Constitution pour la République Démocratique du Congo, afin de couper l’herbe sous le pied de tous les prédateurs et faire sauter la légitimité de mouvements insurrectionnels. Il juge dangereuse la Constitution actuelle qui a été taillée sur mesure pour permettre à Joseph Kabila et à ses parrains de garder la mainmise sur la RDC et ses institutions. L’alinéa 1er de l’article 64, c’est la Prime à la rébellion.

‎C’est au cours de l’émission “Global Africa Telesud” du 14 octobre 2026, sur le thème : “RDC : Joseph Kabila peut-il renverser Félix Tshisekedi ?”, qu’il s’est exprimé pour attirer l’attention des autorités congolaises sur la dangerosité de la Constitution de 2006, l’œuvre de Joseph Kabila. Pour le professeur Touere, l’article 64 en son alinéa 1er a été expressément introduit dans la Constitution pour permettre à Joseph Kabila de revenir au pouvoir par tous les moyens, y compris par la voie armée. L’idée derrière l’alinéa 1 est que s’il n’est plus au pouvoir, il peut se fonder ou évoquer cet article pour créer une rébellion en vue de renverser le régime en place. « Tout Congolais a le devoir de faire échec à tout individu ou groupe d’individus qui prend le pouvoir par la force ou qui l’exerce en violation des dispositions de la présente Constitution ». C’est pour cette raison que Joseph Kabila évoque cette disposition pour justifier la rébellion faisant fi du deuxième alinéa qui stipule que « Toute tentative de renversement du régime constitutionnel constitue une infraction imprescriptible contre la nation et l’État. Elle est punie conformément à la loi ».

‎Joseph Kabila, affirme Dr Ben Touere, est un rebelle congénital. Rebelle hier, rebelle incarné au pouvoir, rebelle aujourd’hui, rebelle pour toujours. “Le chien ne change jamais sa façon de s’asseoir”, a-t-il martelé. C’est pourquoi, il demande aux autorités d’abattre le “kabilisme”. C’est une doctrine qui prône l’apologie de la rébellion armée. Se définir aujourd’hui comme kabiliste, c’est en réalité soutenir la rébellion, a-t-il insisté.

‎Le professeur Touere a, par ailleurs, rappelé que Félix Tshisekedi avait dit à Munich que l’AFC/M23, c’est Joseph Kabila. Personne ne l’a cru. Aujourd’hui, on lui donne raison.

‎Le FRN est en réalité une coalition de “mécontents” jouissant de soutiens des puissances étrangères, notamment le Rwanda et l’Ouganda, et qui vise la “soudanisation” ou la balkanisation de l’est de la République Démocratique du Congo.

‎En conclusion, Dr Ben Luther Touere appelle à la cohésion nationale et à une vigilance accrue des autorités congolaises face à ce qu’il considère comme une menace existentielle pour l’intégrité territoriale de la RDC.

‎Selon lui, il est nécessaire de changer la Constitution de 2006 parce que l’article 64 est dangereux, il consacre la “prime à la rébellion”. Concrètement, cet article permettrait de justifier légalement des mouvements de rébellion sous prétexte de protéger la nation. Aussi, la Constitution actuelle a été taillée sur mesure pour faciliter des intérêts extérieurs, notamment à travers une décentralisation mal maîtrisée qui fragiliserait l’intégrité du territoire national. Dr Ben Luther Touere évoque également la nécessité d’un renouveau politique : il faut rompre avec un ordre politique jugé “nocif et criminogène” hérité des périodes précédentes, afin de refonder l’État et d’empêcher les acteurs de l’instabilité de se légitimer.

‎La Rédaction 7 - +243815024838

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