FARDC : LE PRÉSIDENT FÉLIX TSHISEKEDI HAUSSE LE TON AU SUJET DU RWANDA

Au cours du dîner organisé le mercredi 18 octobre dernier en l’honneur des hauts gradés de l’armée congolaise, le Chef de l’État Félix TSHISEKEDI a haussé le ton à propos de l’agression dont la RDC est victime de la part du Rwanda.

Avant le diner, Félix Tshisekedi a tenu un discours offensif contre le Rwanda et a réitéré la détermination à en finir militairement avec le mouvement M23 et ses alliés. Ce qui contraste avec les discours officiels mettant un accent sur la diplomatie. Le ton était grave et le message solennel. « Nous avons perdu énormément de compatriotes, d’abord à cause de l’influence négative de nos voisins, mais aussi de nous-mêmes. Regardons-nous en face. Il y a eu des failles dans notre système de défense et de sécurité », a déclaré le Chef de l’État Félix Tshisekedi devant les officiers et le ministre de la Défense, Jean-Pierre Bemba.

Depuis la résurgence du conflit avec le Rwanda, certains officiers ont été arrêtés, dont le lieutenant-général Philémon Yav accusé « de vouloir faire passer les rebelles du M23 pour prendre le contrôle de la ville de Goma », chef-lieu de la province du Nord-Kivu, dans l’Est de la RDC.

« C’est pourquoi je donne des moyens à l’armée et je vous interpelle ». « Je veux tirer un trait sur tout cela », a dit le Président.

C’est dans ce contexte qu’une dizaine de nouvelles brigades, qui viennent de terminer leur formation, seront déployées sur le terrain dès le mois prochain, selon des sources de l’armée.

« Nous sommes dans une phase qui est sensible et délicate. Nous sommes à la croisée des chemins : soit nous réussissons ce défi qui nous est actuellement posé, soit nous échouons et condamnons notre pays pour longtemps », a-t-il conclu.

Le président a demandé aux officiers de se rassembler derrière lui afin de relever ce défi.

Officiellement, la RDC privilégie la diplomatie. Mais sur le terrain, des groupes qualifiés de pro-gouvernementaux se battent contre le M23. « Le renforcement militaire de la RDC et du Rwanda, ainsi que l’absence de dialogue direct de haut-niveau, sont autant de signes inquiétants que nous ne pouvons ignorer », a souligné le 17 octobre, devant le Conseil de sécurité de l’ONU, l’envoyé spécial des Nations unies pour la région des Grands Lacs d’Afrique.

La Rédaction 7 avec RFI

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