SANTÉ – GLYCÉMIE À JEUN : QUEL EST LE TAUX NORMAL ET COMMENT INTERPRÉTER UNE PRISE DE SANG ?

La glycémie correspond au taux de sucre (ou glucose) dans le sang. Elle est régulièrement évaluée via une prise de sang, car une glycémie trop élevée peut être le signe d’un diabète. Voici comment interpréter vos résultats.

Si les prises de sang sont réalisées à jeun, c’est parce que le taux de glucose varie en fonction des aliments ingérés. Si tout va bien, l’organisme régule le taux de sucre sanguin afin de le maintenir constant. Aussi, le contrôle de la glycémie à jeun permet de vérifier que la régulation du taux de sucre se fait correctement.

Le pancréas produit de l’insuline en fonction des variations de la glycémie. Ainsi, il joue le rôle d’un organe de contrôle de la glycémie. Le problème, c’est que chez une personne diabétique, ce système de sécurité fonctionne moins bien, d’où les variations de glycémie.

A noter aussi que dans certaines circonstances, la glycémie peut varier très fortement. Une activité physique intense peut conduire à une hypoglycémie. “Certaines sensations et émotions fortes (infection, douleur, stress, joie ou tristesse intenses (à l’annonce d’une bonne ou mauvaise nouvelle, par exemple) peuvent à l’inverse faire monter la glycémie”, informe la Fédération française des diabétiques sur son site d’information.

Les contrôles réguliers permettent de surveiller ces variations. L’interprétation des résultats doit être effectuée par le médecin traitant ou le spécialiste qui vous suit, mais voici des éléments de réponse pour vous aider à interpréter vos résultats.

La glycémie désigne le taux de sucre dans le sang. Le glucose joue un rôle essentiel. Sa dégradation fournit l’énergie aux cellules du corps. Sa régulation dans l’organisme repose, d’une part, sur le pancréas. Ce dernier sécrète de l’insuline, hormone chargée de capter le glucose en excès dans le sang. Et d’autre part, sur les glandes surrénales, qui produisent l’adrénaline, chargée de libérer du glucose. On mesure la glycémie par une prise de sang à jeun, au minimum 8 heures après le repas.

Le dosage de la glycémie est prescrit pour rechercher un diabète de type2, pour lequel les facteurs de risque sont les suivants : la personne fait de l’hypertension artérielle, est en surpoids, ou si des membres de sa famille sont diabétiques. D’autre part, lors du suivi de grossesse, une glycémie à jeun est régulièrement prescrite, car la femme peut être sujette à du diabète gestationnel (ou diabète de grossesse). La glycémie fait partie des bilans biologiques de routine.

Le taux normal de glucose à jeun est compris entre 0,7 et 1 g/l de sang. S’il est inférieur à 0,6 g/l de sang, on a une hypoglycémie. Elle se traduit par une faiblesse, des vertiges, de la fatigue, une sudation, des tremblements, des céphalées, et peut même engendrer un coma si elle est sévère. A contrario, un taux supérieur à 1,1 g/l de sang signale une hyperglycémie, précise la Haute Autorité de santé. Elle se traduit par des mictions fréquentes, une soif exagérée, une faim intense, de la fatigue.

Une glycémie basse peut être révélatrice de pathologies, précise le Manuel MSD : maladie hépatique (cancer, cirrhose, hépatite virale), insuffisance rénale ou cardiaque, septicémie. Cette hypoglycémie peut aussi résulter d’un jeûne prolongé (hypoglycémie de jeûne), de la prise de médicaments antidiabétiques (hypoglycémie iatrogène), d’une activité physique intense (hypoglycémie réactive) d’un repas riche en sucres ayant entraîné la sécrétion abondante d’insuline, ou encore d’une chirurgie bariatrique (hypoglycémie réactive).

La cause la plus fréquente de l’hyperglycémie est le diabète de type 2. Selon l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), il affecte 5 % de la population française. Bien souvent, la cause est une mauvaise hygiène de vie : alimentation trop grasse et trop sucrée, obésité et sédentarité. Mais pas seulement : d’autres facteurs peuvent jouer, comme la prise de certains médicaments (neuroleptiques), des pathologies (hypertension artérielle, cholestérol). Enfin, la grossesse peut engendrer un diabète gestationnel à la fin du 2e trimestre. Mais le diabète n’est pas la seule cause. Un stress psychologique fort, des infections ou inflammations sévères (pneumonie, infarctus du myocarde…), une alimentation trop sucrée, ou encore à la prise de certains médicaments (corticoïdes, antidépresseurs) peuvent engendrer une hyperglycémie.

La Rédaction 7

Sources : Femme Actuelle/Haute Autorité de santé, Diabète.fr, Inserm, Fédération des diabétiques

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