Santé : Ces 4 boissons sont très mauvaises pour la prostate, il faut les éviter

Les problèmes de prostate arrivent généralement autour de 50 ans chez l’homme. Parfois plus jeune si on n’en prend pas soin. Pour limiter les risques, il est conseillé d’éviter certaines boissons inflammatoires ou diurétiques…

Chez l’homme, la prostate est une glande qui a un rôle essentiel dans la fonction reproductive, sexuelle et urinaire. Mais au fur et à mesure que l’âge avance, la prostate s’élargit et il y a un risque plus accru de maladies (hypertrophie de la prostate, prostatite, cancer de la prostate…), ce qui peut entraîner des symptômes gênants (envie fréquente d’uriner, mictions difficiles…), d’où l’intérêt d’en prendre soin et d’éviter certaines boissons inflammatoires ou diurétiques… 

  1. L’alcool : favorise l’inflammation de la prostate

“L’alcool n’a pas une incidence directe sur la prostate, mais comme l’alcool est pro-inflammatoire d’un point de vue général, en boire régulièrement pourrait tout de même avoir une action néfaste sur le fonctionnement de la prostate”, prévient d’emblée Raphaël Gruman, diététicien-nutritionniste. En 2016, une méta-analyse menée par des chercheurs australiens et canadiens (basée sur 340 études) publiée dans la revue BMC Cancer révélait qu’une consommation d’alcool même modérée était associée à un sur-risque de développer un cancer de la prostate. Les hommes qui en consommaient moins de deux verres par jour avaient un sur-risque de 8 % par rapport à ceux qui n’en buvaient pas du tout. Les gros consommateurs (jusqu’à six verres par jour) avaient un surrisque de 14 % et les très gros consommateurs (plus de six verres), un sur-risque de 18 %. 

  1. Le café : à limiter en cas d’hyperplasie de la prostate

“Au-delà de 4 tasses par jour, le café devient délétère, notamment à cause de ses propriétés inflammatoires”, rapporte notre expert. Par ailleurs, la caféine possède un effet diurétique et augmente le besoin d’uriner. Ainsi, les hommes atteints d’hyperplasie bénigne de la prostate (ou adénome de la prostate), qui éprouvent des difficultés à vider complètement leur vessie, doivent limiter leur consommation de café, particulièrement en fin de journée. “En revanche, pour les hommes qui n’ont pas de problème particulier de prostate et s’il est consommé en quantité raisonnable, soit 1 à 4 petites tasses par jour, le café serait plutôt bon pour la prostate”, indique notre interlocuteur. Une étude japonaise, publiée dans la revue The Prostate et dont les résultats ont été présentés au congrès de l’Association européenne d’Urologie en 2019 a même montré que deux de ses composants (le kawhéol et le cafestol) auraient des effets protecteurs contre le cancer de la prostate, et permettrait d’éviter les métastases en empêchant la croissance des cellules cancéreuses de la prostate résistantes aux médicaments.

3. Les sodas : un risque de cancer ?

Le problème n’est pas le gaz qu’elles contiennent, mais la quantité de sucres qui y est présente. Autrement dit, les eaux gazeuses n’ont pas d’impact négatif sur la prostate, contrairement aux boissons gazeuses sucrées de type Coca, Fanta, Sprite… qui, elles, favoriseraient le risque de cancer de la prostate. En 2012, une étude menée par des chercheurs de l’Université Lund en Suède dont les résultats ont été publiés dans l’American Journal of Clinical Nutrition, ont révélé que les hommes qui consommaient beaucoup de sodas ou d’autres boissons contenant du sucre ajouté présentaient en moyenne 40 % de risque de développer des formes de cancer de la prostate graves par rapport aux hommes qui n’en buvaient pas. 

 “Le sucre participerait au développement de la plupart des cellules cancéreuses en leur apportant leur énergie”

“Le sucre participerait au développement de la plupart des cellules cancéreuses en leur apportant leur énergie. Quand on ingère du sucre raffiné, dont l’index glycémique est élevé, l’organisme répond en produisant de l’insuline pour l’assimiler. Or, cette production d’insuline s’accompagne d’une sécrétion de l’IGF-1, une molécule qui stimule le développement des cellules, même des cancéreuses”, peut-on lire dans l’étude. Par ailleurs, les sodas “zéro”, contenant des édulcorants comme de l’aspartame, ne sont pas meilleurs. Les édulcorants donnent un signal sucré à l’organisme qui répond de la même façon qu’avec le sucre, en libérant de l’insuline. Bien entendu, tout est une question de quantité : l’American Cancer Society recommande par exemple de ne pas boire plus de 2 cannettes de soda par semaine (light ou normal) pour limiter son risque de cancer. 

  1. Les boissons énergisantes type Red Bull : un effet indirect sur la prostate

Puisqu’elles contiennent notamment de la caféine, du sucre ou des édulcorants, “les boissons énergisantes (ou energy drinks de type Red Bull©, Monster©) auraient par effet indirect un impact négatif sur la prostate”, souligne notre expert. En revanche, en 2009, sur la base de données toxicologiques transmises, l’Autorité européenne de sécurité sanitaire des aliments (Efsa), concluait que “l’exposition à la taurine et à la D-glucuronolactone, aux niveaux actuellement utilisés dans les boissons énergisantes”, ne suscitait pas d’inquiétude sur le plan de la santé. 

La Rédaction 7

Source : Femmes Santé

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