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Justice en RDC : Bientôt Joseph Kabila derrière les barreaux pour haute trahison, crimes de guerre et crimes contre l’humanité

  • mai 1, 2025
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Justice en RDC : Bientôt Joseph Kabila derrière les barreaux pour haute trahison, crimes de guerre et crimes contre l’humanité
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Le mercredi 30 avril 2025, l’Auditeur général des Forces armées (FARDC) a officiellement saisi le bureau du Sénat afin d’obtenir l’autorisation des poursuites contre Joseph Kabila, ancien président de la République et sénateur à vie. Il s'agit pour l'organe de la loi d'obtenir la levée de ses immunités parlementaires afin d'engager des poursuites à son encontre pour haute trahison, crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

C’est le ministre d’État en charge de la Justice, Constant Mutamba, qui a rendu publique cette initiative lors d’une déclaration solennelle, qualifiant le dossier de « l’Affaire Kabila ». Selon lui, les accusations sont soutenues par un « maximum de preuves » démontrant la complicité active de l’ancien chef de l’État avec le mouvement rebelle AFC/M23, soutenu par le Rwanda.

Fort des éléments probants à sa disposition, le ministre Mutamba a déjà ordonné, depuis le samedi 19 avril, l’ouverture de poursuites judiciaires contre Joseph Kabila et plusieurs de ses proches, suspectés d’apporter un appui matériel et stratégique à ces groupes armés. Le même communiqué du ministère de la justice ordonne également la saisie des biens mobiliers et immobiliers de Joseph Kabila, tant en RDC qu’à l’étranger, bien que cette mesure n’ait pas encore été exécutée en attendant la levée de ses immunités parlementaires.

Dans la foulée, des restrictions de mouvement ont été imposées aux responsables du Parti du peuple pour la reconstruction et le développement (PPRD), dont Joseph Kabila demeure l’autorité morale. Le ministère de l’Intérieur a même décidé la suspension des activités du PPRD sur l’ensemble du territoire national, dénonçant le « silence complice » du parti face à l’agression rwandaise en cours dans l’Est du pays.

Notons que le 18 avril dernier, Joseph Kabila a été annoncé à Goma, après une longue période d’exil et six années de silence politique, dans une zone pourtant contrôlée partiellement par le mouvement terroriste AFC/M23 et l’armée rwandaise, .

Dans une lettre à Jeune Afrique datée du 8 avril, Kabila annonçait son retour imminent au pays par la partie orientale de la RDC pour dit-il « agir face à la dégradation sécuritaire ».

Du côté de Kinshasa, ce retour n’a fait que confirmer ce que le Chef de l’État Félix Tshisekedi a dénoncé à plusieurs reprises, en pointant du doigt Joseph Kabila comme le véritable patron des mouvements terroristes qui sèment la terreur dans la partie orientale du pays. En Allemagne en février dernier, Félix Tshisekedi avait publiquement et sans ambages accusé son prédécesseur d’être le « véritable commanditaire » des violences à l’Est du pays, en collusion avec l’armée rwandaise. « Il ne l’assume pas, mais il est derrière ce coup contre la République », avait-il lancé à la Conférence de Munich.

Plus récemment encore, Jean-Pierre Bemba, le vice-premier ministre en charge des Transports, a pointé Joseph Kabila comme étant le soutien principal de la milice Mobondo, active dans l’ouest du pays.

Joseph Kabila, qui a dirigé la RDC pendant 18 ans, se retrouve aujourd’hui au centre d’un séisme politique et judiciaire. Son avenir politique est désormais entre les mains de la justice, une fois ses immunités levées.

La politique étant dynamique, la procédure engagée à ce jour contre Joseph Kabila pourra-t-elle aller jusqu’à sa condamnation définitive par la justice ? Ou des négociations politiques en vue pourront lui permettre de se tirer d’affaire. Wait and see !

La Rédaction 7

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