Fonds Forestier National : La minétat Ève Bazaiba entre en rébellion contre le Chef de l’État Félix Tshisekedi, défie la Justice et foule aux pieds l’État de droit
La ministre d'État et ministre de l'environnement et du développement durable, Ève Bazaiba, défie le Conseil d'État en empêchant l'exécution de son ordonnance réhabilitant le Directeur Général du Fonds Forestier National, Honoré Mulumba Kalala.
Aussi surprenant, étonnant et invraisemblable que cela puisse paraître, la ministre d’État et ministre de l’environnement et du développement durable Ève Bazaiba a tout simplement décidé, en âme et conscience, de saborder la vision du Chef de l’État Félix Tshisekedi en matière de justice et de saper gravement son Programme d’action sur base duquel il a été réélu, notamment faire de la RDC un État de droit et ce, en préservant l’indépendance totale de la Justice. Sinon, comment peut-on expliquer “le comportement insurrectionnel” et irrespectueux qu’affiche actuellement Mme Ève Bazaiba à l’égard de la Justice en empêchant coûte que coûte l’exécution d’une décision judiciaire. Il s’agit bien évidemment de l’ordonnance du Conseil d’État, la plus haute juridiction d’ordre administratif du pays, réhabilitant le Directeur Général du Fonds Forestier National (FFN), l’Ambassadeur Honoré Mulumba Kalala, injustement suspendu de ses fonctions depuis plusieurs mois avec privation des salaires.

Dans son Ordonnance du 08 juillet 2025, le Conseil d’Etat a décidé, après un examen minutieux du contentieux, de réhabiliter dans ses fonctions le Directeur Général suspendu du Fonds Forestier National, Honoré Mulumba Kalala. Et l’ordonnance du Conseil d’État est obligatoirement exécutoire dès sa notification aux parties.
Le lundi 21 juillet 2025, un huissier de justice mandaté par le Conseil d’État s’est présenté au siège du FFN pour notifier officiellement la décision annulant la suspension du Directeur Général Honoré Mulumba Kalala.
Ainsi, l’ordonnance du Conseil d’État ayant force exécutoire, le Directeur Général Honoré Mulumba Kalala était donc en droit de reprendre ses fonctions immédiatement. Malheureusement, 24 heures après la notification des parties, Honoré Mulumba Kalala n’a toujours pas repris ses fonctions. Le mardi 22 juillet, le jour où il devrait normalement reprendre le travail, une scène digne d’un film hollywoodien s’est déroulée au siège national du FFN. Le cabinet du DG Honoré Mulumba Kalala, accompagné des collaborateurs, a été empêché d’accéder aux bureaux, malgré la présence du huissier de justice. Portes barricadées par le DGA sur ordre de Mme Ève Bazaiba. Bien plus, elle a même dépêché sur place ses conseillers juridiques pour s’assurer de l’effectivité de ses ordres. En agissant ainsi Mme Ève Bazaiba a carrément fait obstruction à la justice.

Ce refus d’exécution d’une décision de justice par la ministre Ève Bazaïba, en sa qualité d’autorité de tutelle, n’est autre chose qu’une obstruction délibérée aux décisions judiciaires. Un acte d’une gravité extrême, non seulement sur le plan institutionnel, mais aussi sur le plan démocratique : quand un ministre foule aux pieds une décision du Conseil d’État, c’est l’ensemble de l’architecture de la justice de la République qui est mise en cause et bafouée.
D’autant que dans une démocratie digne de ce nom, la justice est le dernier rempart contre l’arbitraire. Personne n’est au-dessus de la loi, même pas un ministre. La preuve : Constant Mutamba, l’ancien ministre d’État et ministre de la Justice et Garde des sceaux est aujourd’hui devant les instances judiciaires. Mme Ève Bazaiba n’est pas plus ministre d’État que Constant Mutamba !!!

Pour la crédibilité et l’honneur de notre Justice, le Conseil d’État doit recourir à la puissance publique pour asseoir son autorité et faire exécuter sa décision conformément aux lois de la République. D’autant plus que le respect des décisions de justice ne doit souffrir d’aucune exception, sous peine de vider de sa substance tout l’édifice républicain.
Le bras de fer engagé contre le Conseil d’État par la minétat n’est qu’un subterfuge. Mme Ève Bazaiba défie en réalité le Chef de l’État Félix Tshisekedi qui a fait de la lutte contre l’impunité et de l’établissement d’un État de droit en République démocratique du Congo son cheval de bataille.
La justice élève une nation, dit-on ! (Proverbes 14:34) Le DG Honoré Mulumba Kalala doit à tout prix recouvrer tous ses droits et reprendre ses fonctions, en vue de poursuivre son œuvre grandiose consistant à hisser le Fonds Forestier National au même standard que les autres institutions de la même nature dans le monde. D’un peu plus de 90.000 $ de revenus, trouvés dans les comptes du FFN au moment où il prenait la tête de l’institution, à plus de 40 millions de dollars engrangés en seulement quatre ans, quel exploit inédit réalisé par Honoré Mulumba Kalala. Le Fonds Forestier National a plus que jamais besoin de son bâtisseur !

La Rédaction 7 - +243815024838






1 Commentaire
Je suis très content de vous avoir dans ma Vie privée pour être bien informé.
Que l’Éternel Dieu vous accompagne partout dans vos lourdes responsabilités de nous informer.