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‎Conseil de sécurité de l’ONU : Le chef de la MONUSCO, James Swan, a décrié la persistance de l’insécurité à l’Est de la RDC due à l’occupation par l’armée rwandaise et ses supplétifs AFC-M23 des vastes territoires du pays

  • septembre 30, 2026
  • 4 min read
‎Conseil de sécurité de l’ONU : Le chef de la MONUSCO, James Swan, a décrié la persistance de l’insécurité à l’Est de la RDC due à l’occupation par l’armée rwandaise et ses supplétifs AFC-M23 des vastes territoires du pays
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Le mardi 29 septembre 2026, devant le Conseil de sécurité des Nations unies, le Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU pour la République démocratique du Congo, James Swan, a dressé un état des lieux préoccupant concernant la situation sécuritaire en RDC. Hormis quelques progrès diplomatiques enregistrés dans les processus de paix de Washington, de Doha et de l’Union africaine, la situation sur le terrain demeure explosive. La guerre se poursuit. En dépit de l’engagement pris par le Rwanda de se retirer de la RDC, ses troupes continuent d’occuper des vastes étendues au Nord-Kivu et au Sud-Kivu. Les populations civiles continuent de payer un lourd tribut : massacres, violences sexuelles, recrutement forcé des enfants, incendies criminels, déplacements massifs, …

‎Dans sa communication, le chef de la MONUSCO a salué la poursuite des efforts diplomatiques visant à mettre fin au conflit dans l’est de la RDC. Il a indiqué que le gouvernement congolais a annoncé, en juillet de cette année, la création d’un mécanisme volontaire de désarmement et de cantonnement des combattants des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), qui sera mis en œuvre au cours de la prochaine année (2027). La MONUSCO travaille avec les autorités congolaises pour soutenir cette initiative conformément à son mandat, a-t-il précisé. Aussi, il a souligné la collaboration entre le Bureau de l’Envoyé spécial du Secrétaire général pour la région des Grands Lacs, la MONUSCO, les autorités congolaises et rwandaises afin de traiter la question de la présence des FDLR conformément aux engagements pris dans les Accords de Washington. Depuis le mois de septembre, la MONUSCO a rapatrié 122 anciens éléments des FDLR et leurs personnes à charge vers le Rwanda, a révélé James Swan.

‎Concernant le processus de Doha, les discussions en Suisse entre le gouvernement congolais et l’Alliance Fleuve Congo/Mouvement du 23 mars (AFC/M23) ont abouti à l’adoption d’une feuille de route définissant les prochaines étapes des négociations. Parmi les mesures de confiance mises en œuvre figurent la libération et le transfert, le 7 août dernier, de 15 détenus du gouvernement congolais vers l’AFC/M23 sous l’égide du Comité international de la Croix-Rouge.

‎Malgré les avancées diplomatiques, les affrontements persistent sur le terrain et la situation sécuritaire est toujours préoccupante. L’usage croissant d’armes lourdes provoque de nouveaux déplacements de populations et perturbe l’accès aux services essentiels ainsi qu’à l’aide humanitaire.

‎« Au Nord-Kivu, les affrontements entre l’AFC/M23 et ses alliés appuyés par le Rwanda, d’une part, et les FARDC appuyées par leurs alliés, d’autre part, se sont poursuivis au cours des derniers mois », a regretté le chef de la mission onusienne.

‎Le Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU pour la République démocratique du Congo a également souligné que, malgré l’attention portée au conflit impliquant l’AFC/M23, avec l’appui du Rwanda, d’autres foyers d’insécurité continuent de menacer la protection et la sécurité des populations civiles dans les régions de l’est et du nord-est :

‎« En Ituri, la situation demeure fragile, en particulier aux abords des sites de déplacés, le long des corridors économiques et dans les zones agricoles. Les Forces démocratiques alliées (ADF), affiliées à l’État islamique, ont intensifié leurs activités dans le territoire de Mambasa ainsi que le long de la frontière entre l’Ituri et le Nord-Kivu, notamment en ciblant des sites miniers. Les ADF continuent de mener des attaques meurtrières contre les civils et de recourir largement aux enlèvements, y compris jusque dans le Haut-Uélé, au-delà de la zone de responsabilité accordée à la MONUSCO conformément à son mandat », a  déclaré James Swan. 

‎Par rapport au dialogue national, le chef de la mission onusienne estime qu’il pourra contribuer à apaiser les tensions. Raison pour laquelle il salue l’annonce faite en août par le Président Félix Tshisekedi du lancement officiel du processus de dialogue national. Ce faisant, il plaide pour un dialogue inclusif, fondé sur une large participation et conduit par des facilitateurs bénéficiant de la confiance de toutes les parties prenantes.

‎« J’encourage l’ensemble des acteurs congolais à s’engager de bonne foi dans la recherche d’un consensus et à privilégier le dialogue pour surmonter leurs divergences », a-t-il déclaré.

‎La Rédaction 7 - +243815024838

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