International Justice

‎De la traite négrière à l’agression rwandaise : Fernandez Murhola dénonce des siècles de dépossession et d’exploitation des ressources de la RDC par des puissances occidentales et leur proxy, le Rwanda. Il exige justice et réparation en faveur du peuple congolais

  • novembre 2, 2026
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‎De la traite négrière à l’agression rwandaise : Fernandez Murhola dénonce des siècles de dépossession et d’exploitation des ressources de la RDC par des puissances occidentales et leur proxy, le Rwanda. Il exige justice et réparation en faveur du peuple congolais
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‎Dans sa Tribune d’Analyse Prospective de ce lundi 02 novembre 2026, intitulée « LE CONGO-ZAÏRE-RDC, XVe–XXIe SIÈCLE : DE LA TRAITE NÉGRIÈRE À L’AGRESSION RWANDAISE,‎ GÉNÉALOGIE D’UN GÉNOCIDE CONTINU ET THÉORIE DE LA DISCRIMINATION INTERNATIONALE PAR LA RICHESSE », Fernandez Murhola, Défenseur du Droit international des Droits de l’Homme, fait un inventaire historique, juridique et géopolitique des crimes de la traite négrière, de la domination coloniale et des agressions contre la République démocratique du Congo, du XVe au XXIe siècle. Aussi, il analyse des responsabilités internationales, des mécanismes d’impunité et de la discrimination internationale fondés sur la richesse, au détriment des droits à la vie, à la paix, à la justice, à la réparation et à la souveraineté du Peuple Congolais. Bref, il établit la généalogie d’un “génocide” continu depuis des siècles. De surcroît, il souligne que la réparation attendue par les victimes doit couvrir tous les préjudices : humains, sociaux, économiques et culturels, y compris leurs conséquences intergénérationnelles. La justice réparatrice, précise-t-il, n’est pas une faveur, elle est une exigence de dignité, de vérité et de responsabilité.

‎Du XVe au XXIe siècle, le Peuple congolais a subi la traite, la domination, la dépossession et les guerres. Entre mémoire historique et urgence sécuritaire, la Tribune pose un diagnostic implacable et une question fondamentale. Du commerce transatlantique des esclaves à la colonisation, de l’assassinat de Patrice-Émery Lumumba aux guerres de 1996 et 1998, des massacres documentés dans l’Est aux violences contemporaines associées aux forces rwandaises et aux groupes armés, une question demeure : pourquoi les richesses du Congo alimentent-elles la prospérité mondiale tandis que son peuple paie un tribut humain insupportable ?

‎La Tribune dénonce ainsi la persistance de mécanismes historiques de domination, de dépossession et d’exploitation. La traite négrière, la colonisation, les ingérences, les agressions, le pillage des ressources et l’économie de guerre ne constituent pas, selon l’auteur, des infractions juridiquement identiques. Ils s’inscrivent néanmoins dans une généalogie de prédation dont les victimes congolaises exigent aujourd’hui plus que jamais la reconnaissance. La RDC ne réclame pas la charité du monde. Elle exige la vérité, la justice, la réparation et la fin de l’impunité.

‎Par ailleurs, Fernandez Murhola précise que sous l’État indépendant du Congo de Léopold II, avant l’annexion belge de 1908, l’exploitation du caoutchouc et de l’ivoire a été accompagnée de violences, de prises d’otages et de travail coercitif. L’indépendance du 30 juin 1960 n’a pas mis fin aux ingérences. La crise congolaise de l’époque et l’assassinat de Patrice-Émery Lumumba ont révélé à cet effet la fragilité de la souveraineté nationale. Depuis 1996, l’Est de la RDC subit massacres, violences sexuelles, recrutements forcés et déplacements massifs. Le Rapport Mapping de l’ONU de 2010 a documenté de graves violations des droits humains commises entre 1993 et 2003 et a relevé que certains actes pourraient recevoir la qualification de génocide si les éléments requis étaient établis judiciairement. C’est pourquoi, interpelle le Défenseur du Droit international des droits de l’homme, chaque victime mérite vérité, chaque disparu une recherche et chaque responsable une enquête. Les responsabilités doivent être établies par des enquêtes indépendantes. L’accusation vise les dirigeants, les structures militaires, les réseaux financiers et les intérêts économiques concernés, jamais une population en raison de son origine.

‎Dans sa typologie des crimes, Fernandez Murhola met un point d’orgue au GENOCOST, qui place au centre les vies sacrifiées, les familles détruites, les violences sexuelles, les enfants déscolarisés, les déplacés et les communautés dépossédées. Sa reconnaissance, insiste-t-il, doit s’accompagner d’une documentation indépendante des massacres, des chaînes de commandement et des liens éventuels entre violence et exploitation des ressources. Il exige par conséquent la reconnaissance des victimes, la recherche des disparus, la poursuite des responsables, la réparation des préjudices, la traçabilité des minerais et les garanties de non-répétition. Le Congo ne peut pas continuer à compter ses morts pendant que le monde compte ses profits, s’est-il exclamé. C’est pour cette raison que les responsabilités internationales doivent être établies, notamment celles de la Belgique, de la France, des États-Unis d’Amérique, de l’ONU, de l’Union Européenne et de l’Union Africaine. Le droit international ne peut être une justice pour les puissants et une attente infinie pour les victimes, a-t-il décrié. Le temps de la responsabilité a sonné !

‎Tout en exigeant la mise en place d’une Commission internationale indépendante chargée de documenter les crimes, les chaînes de commandement, les financements, les circuits miniers, les défaillances de protection et les préjudices causés par les puissances occidentales, mais aussi de recommander les réparations, les garanties de non-répétition et de transmettre les preuves aux autorités compétentes, Fernandez Murhola attend spécifiquement de la Belgique la vérité historique ; de la France et des États-Unis, la transparence sur leurs décisions ; de l’ONU, les mécanismes efficaces de protection ; de l’Union Européenne, la cohérence entre approvisionnement et droits humains ; de l’Union Africaine, la défense effective de la souveraineté congolaise. Les entreprises et les institutions financières doivent aussi rendre compte de leurs transactions et de leurs mesures de prévention. L’État congolais, de son côté, doit renforcer l’État de droit et protéger sa population, a-t-il ajouté.

‎En conséquence, la souffrance du peuple congolais ne doit plus être réduite à une statistique, les massacres à des épisodes oubliés et les minerais servant d’alibi à l’abandon des populations. Nous exigeons, a martelé Fernandez Murhola, la vérité, la justice, la réparation, la responsabilité et la fin de l’impunité. Le Congo ne réclame pas la compassion des puissants, il exige que le droit s’applique à tous, sans exception.


La Rédaction 7 - +243815024838

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