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‎Face aux crimes internationaux commis en novembre 1996 en RDC : Fernandez Murhola dresse un réquisitoire implacable contre l’oubli et porte la voix des victimes pour briser le mur de l’indifférence et de l’impunité de la communauté internationale

  • novembre 4, 2026
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‎Face aux crimes internationaux commis en novembre 1996 en RDC : Fernandez Murhola dresse un réquisitoire implacable contre l’oubli et porte la voix des victimes pour briser le mur de l’indifférence et de l’impunité de la communauté internationale
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Depuis trois décennies, la terre congolaise n’est plus seulement le lit de richesses infinies, elle est devenue le cimetière à ciel ouvert d’une humanité piétinée. Des collines de l’Ituri aux plaines du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, des crimes innommables et imprescriptibles ont été commis dans une indifférence internationale qui frise la complicité. Il ne s’agit pas de statistiques lointaines. Il s’agit de pères de famille fauchés devant les leurs, des femmes sauvagement violées et décapitées, de mères profondément mutilées dans leur chair et leur dignité, d’enfants arrachés à l’école pour devenir les instruments d’une barbarie et d’une cruauté qui dépassent tout entendement. Comment pouvons-nous accepter que la vie humaine ait si peu de valeur aux yeux du monde ? Comment tolérer que les minerais qui alimentent les technologies modernes soient extraits au prix du sang des Congolais ? Chaque jour, des vies sont sacrifiées sur l’autel de la cupidité géopolitique et économique, sous les yeux d’une communauté internationale qui multiplie les déclarations de principe mais retient ses actions pour rendre justice aux millions de victimes congolaises.

‎Fort de ce constat malheureux et révoltant, Fernandez Murhola, Défenseur du Droit International des Droits de l’Homme, se lève en avocat intrépide de l’humanité et pointe un doigt accusateur au silence de la communauté internationale. Où est passée l’universalité des droits de l’homme ?, s’interroge-t-il. Tant que justice ne sera pas rendue, tant que le Rapport Mapping et les autres enquêtes de l’ONU resteront rangés dans des tiroirs oubliés de la communauté internationale, les plaies de la RDC ne pourront jamais cicatriser. Pendant combien de temps encore les bourreaux, les auteurs des crimes contre l’humanité, qu’il s’agisse des forces armées rwandaises ou des commanditaires en col blanc tapis dans l’ombre des capitales occidentales, circuleront-ils en toute impunité ?, s’est-il indigné.

‎Dans son Plaidoyer Accusatoire de ce mercredi 04 novembre 2026, Fernandez Murhola rappelle de manière spécifique les massacres et les crimes internationaux commis en novembre 1996 sur le territoire de la République Démocratique du Congo, et dont les auteurs et les commanditaires se pavanent allègrement à travers le monde. Cette situation provoque un sentiment de frustration profonde face à l’impunité internationale et au manque de volonté d’appliquer la justice à l’échelle mondiale.

‎Novembre 1996 ne fut pas un simple épisode de guerre dans l’histoire du Zaïre, devenu République Démocratique du Congo. Ce fut un mois de terreur, de massacres collectifs, d’exécutions sommaires, de réfugiés brûlés vifs, de populations pourchassées, de fosses communes et de violations massives des droits de l’homme et du droit international humanitaire, souligne le Défenseur du Droit International des Droits de l’Homme. Le bilan macabre est insoutenable ! Trente ans après, les victimes attendent toujours la vérité. Les survivants réclament justice. Les familles des disparus attendent que leurs morts cessent d’être sacrifiés sur l’autel des intérêts géopolitiques, a-t-il martelé.

‎Par ailleurs, Fernandez Murhola souligne que le Rapport Mapping des Nations Unies, publié en août 2010, a répertorié 617 incidents présumés de violations graves des droits de l’homme et du droit international humanitaire commises en RDC entre mars 1993 et juin 2003. Ce document historique, élaboré sous l’autorité du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme, constitue une pièce documentaire majeure dans la lutte contre l’impunité. Ainsi, poursuit-il, nous refusons qu’il devienne un simple document d’archives, enfermé dans les bibliothèques diplomatiques pendant que les victimes continuent de mourir sans reconnaissance, sans justice et sans réparation. Nous refusons que trente années de souffrances congolaises soient réduites à une succession de crises humanitaires, de négociations diplomatiques et d’arrangements géopolitiques. Le Congo n’est pas une terre sans mémoire. Ses morts ne sont pas des statistiques. Ses victimes ne sont pas négociables !

‎À cet effet, il convient donc de préciser que cela fait exactement 30 bonnes années que l’Est de la République Démocratique du Congo subit un calvaire d’une violence inouïe, perpétré dans un huis clos international qui confine à la complicité. Des millions de vies fauchées, des communautés entières déracinées, des femmes utilisées comme champs de bataille à travers des violences sexuelles systématiques : le bilan humain de cette tragédie permanente est l’un des plus lourds de l’histoire contemporaine. Pourtant, face à ce drame absolu, le monde oppose une inertie coupable et un silence assourdissant.

‎En outre, Fernandez Murhola insiste sur la qualification du Crime de génocide. D’autant que les massacres, la sélection de victimes en fonction de leur appartenance ethnique, les exécutions collectives et les attaques contre des populations protégées imposent un examin rigoureux de l’éventuelle intention spécifique de détruire, en tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux, à la lumière de la Convention de 1948. D’ailleurs, mentionne-t-il, le Rapport Mapping, dans ses paragraphes 500 à 522, examine précisément les éléments constitutifs du crime de génocide et les circonstances nécessitant des investigations judiciaires approfondies. Nous exigeons, plaide le Défenseur des Droits humains, que ces faits soient soumis à une justice indépendante, compétente et impartiale.

‎En guise de conclusion, Fernandez Murhola interpelle : nous refusons que le Congo soit le cimetière de la conscience internationale ! Trente années de larmes, de deuils, de familles dispersées, de villages détruits, de survivants traumatisés et de victimes sans sépulture digne, ça suffit ! Nous n’oublierons ni Ndunda, ni Kashusha, ni COTONCO, ni Ngendo, ni Chimanga, ni Shanje, ni Lumbishi, ni Kahuzi-Biega, ni Nyabibwe, ni Mwaba. Nous n’oublierons non plus Goma, Buhimba, Tebero, Njango, Kabaraza, Mugunga, Madimba, le lac Vert, Kibumba, Mugogo, Rukwi, Ngungu, Osso, Miandja. Nous n’oublierons jamais les femmes, les enfants, les nourrissons, les vieillards et les hommes exécutés parce qu’ils étaient réfugiés ou identifiés à une communauté. En leurs noms, nous exigeons :

‎1.  L’ouverture d’enquêtes judiciaires indépendantes sur les massacres documentés par le Rapport Mapping ;

‎2. L’identification et la poursuite des auteurs matériels, des commanditaires et des responsables hiérarchiques, dans le respect des garanties d’un procès équitable ;

‎3. La préservation des fosses communes, la localisation des sites d’exécution et l’identification médico-légale des victimes ;

‎4. La reconnaissance des victimes et des survivants, sans discrimination ethnique, nationale ou communautaire ;

‎5. La mise en place de mécanismes effectifs de réparation individuelle et collective ;

‎6. La création d’un mécanisme international crédible de suivi des responsabilités relatives aux crimes commis en RDC depuis 1996 ;

‎7. La conditionnalité stricte des partenariats militaires, sécuritaires, économiques et financiers avec tout État dont les forces ou les soutiens sont impliqués dans des violations graves du droit international ;

‎8. La protection des témoins, des défenseurs des droits humains et des familles des victimes ;

‎9. La mise en œuvre de garanties effectives de non-répétition ;

10. La coopération des États concernés avec les mécanismes judiciaires compétents et les procédures internationales d’établissement de la vérité.

‎Le peuple martyr de la RDC exige la vérité, la responsabilité pénale, la réparation et la fin de l’impunité.

‎La Rédaction 7 - +243815024838

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