RDC/Justice : Le pasteur Kasambakana Pierre Kas de l’église primitive condamné à 11 ans de prison

Le Tribunal de Grande Instance de Kinshasa/Gombe a rendu, le vendredi 07 Juin 2024, son verdict dans l’affaire opposant le ministère public au pasteur Kasambakana Kasongo Pierre dit pasteur Kas.

Le pasteur Pierre Kasambakana a donc été reconnu coupable par le tribunal de Kinshasa des faits qui lui étaient reprochés, à savoir : viol sur mineure, faux en écriture, usage de faux et mariage forcé.

Après plus de 2 mois de procès, il a finalement été condamné à 11 ans de prison et au paiement de 2 millions de francs congolais au titre d’amendes.

Pour rappel, le Pasteur Kas a été arrêté à Kinshasa le 08 janvier dernier, après avoir contracté son douzième mariage à Moanda, dans la province du Kongo-central, avec une fille présentée par l’opinion comme mineure. Alors que les parents de la mineure affirmaient le contraire en déclarant qu’elle avait 18 ans, mais les vérifications ont permis d’établir qu’elle était bien plus jeune. Malgré les déclarations du pasteur évoquant le « souhait » du père, la justice a estimé que le consentement de la victime faisait défaut.

Dans son réquisitoire prononcé à l’audience du lundi 27 mai 2024, le ministère public a requis une peine de 20 ans de prison à l’encontre du pasteur polygame Pierre Kasambakana, responsable de l’église primitive. Il est poursuivi notamment pour l’infraction de mariage forcé après avoir contracté un mariage avec une jeune fille nommée Meda, sa 13ᵉ épouse à ce jour. Le parquet a également demandé la fermeture de son église.

Interrogé sur l’issue de l’audience, Me Lievin Gibungula, avocat de la partie civile (La Ligue de la zone Afrique pour la défense des droits des enfants et élèves – LIZADEEL), a expliqué qu’au-delà de cette condamnation, le pasteur Kas devrait être contraint de construire un monument dans la capitale symbolisant la lutte contre le mariage forcé.

« Si le ministère public a requis 20 ans de prison à son encontre, c’est à notre demande. En outre, nous avons demandé qu’il soit condamné à ériger un monument de 5 mètres de haut dans un lieu emblématique de la ville, représentant la lutte contre le mariage forcé et la défense des droits des enfants en RDC », a-t-il déclaré.

Cette condamnation inédite pour un homme d’Église de son importance constitue un signal fort envoyé face à de tels agissements prohibés par la loi. Elle démontre que personne n’est à l’abri de sanctions pénales lorsque des actes répréhensibles sont commis.

Le débat sur cette affaire qui a suscité l’émoi souligne l’importance du respect du droit et de la protection des plus fragiles.

Il sied de noter par ailleurs que le papa de Meda et le préposé à l’état civil ont aussi été condamnés par le tribunal.

La Rédaction7

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