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Verdict dans l’Affaire Fally Ipupa contre Virginie Manganga : Le procès a débouché sur la libération de Virginie Manganga. Du côté des Golois, c’est la liesse, alors que du côté des Warriors, c’est la douche froide !

  • novembre 8, 2026
  • 5 min read
Verdict dans l’Affaire Fally Ipupa contre Virginie Manganga : Le procès a débouché sur la libération de Virginie Manganga. Du côté des Golois, c’est la liesse, alors que du côté des Warriors, c’est la douche froide !
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À la suite de la plainte de Fally Ipupa pour atteinte à sa vie privée, Virginie Manganga a été interpellée en septembre 2026 par la justice et placée dans un premier temps en garde à vue avant d’être transférée en détention provisoire à la prison centrale de Makala (CPRK). Après 46 jours de détention, le Tribunal de paix de Kinshasa/Gombe a rendu son verdict, le mardi 3 novembre 2026. Contrairement au ministère public qui avait requis six mois de servitude pénale principale, le Tribunal a décidé de la libération de la chroniqueuse. Cependant, il l’a condamnée, avec sursis, pour son rôle en qualité de complice dans la diffamation de l’artiste. Sa qualité d’auteure principale a été rejetée ; ce qui a pesé dans la balance et induit son acquittement. À la suite du prononcé du jugement, Virginie Manganga a quitté la prison centrale de Makala le jeudi 5 novembre 2026 et regagné son domicile. Notons que Fally Ipupa ne s’était pas constitué partie civile durant la procédure, mais deux ONG, constituées partie civile, ont réclamé 50.000 usd des dommages et intérêts.

‎Sur base de la plainte déposée par l’artiste Fally Ipupa, le ministère public reprochait initialement à la chroniqueuse Virginie Manganga plusieurs infractions liées à la diffusion d’une émission en direct sur les plateformes numériques (YouTube et TikTok). Les charges spécifiques portées contre elle étaient, notamment :

‎• La diffamation : Il lui était reproché d’avoir relayé et soutenu des allégations portant gravement atteinte à l’honneur, à la réputation et à la considération sociale de Fally Ipupa.

‎• La propagation de faux bruits (ou diffusion de fausses informations) : L’accusation ciblait la diffusion publique de faits non vérifiés touchant à la vie privée de l’artiste.

‎• Le harcèlement : Ce motif était invoqué en raison de la nature répétée des attaques ou des débats organisés autour de la vie intime du musicien sur les réseaux sociaux.

‎• L’atteinte à la vie privée : Ses poursuites s’appuyaient sur le fait que le droit d’informer ne l’autorisait pas à exposer publiquement l’intimité et des relations supposées de la vie privée d’autrui.

‎Cependant, la qualification d’auteure principale des faits a été modifiée par le Tribunal de paix de Kinshasa/Gombe au fil des audiences. Virginie Manganga a finalement été jugée en qualité de complice d’infractions. Les juges ont estimé qu’en invitant sur ses plateformes une tierce personne (Colette Tuzaa) pour formuler ces accusations et en relançant le débat, elle avait servi de relais et de facilitatrice à la commission de ces infractions de diffamation. C’est donc cette requalification en complicité qui a conduit le tribunal à prononcer une peine assortie de sursis, permettant ainsi la libération de la chroniqueuse.

‎Pour obtenir l’acquittement de Virginie Manganga devant le Tribunal, ses avocats ont développé une stratégie juridique reposant sur la contestation de la procédure et le défaut d’éléments légaux. Ainsi, ils ont fait remarquer que l’élément intentionnel de nuire de la part de Virginie Manganga n’était pas prouvé. De plus, elle n’était pas l’auteure des déclarations litigieuses, mais l’animatrice d’un panel de discussion. Les avocats ont plaidé qu’un relais médiatique ou l’animation d’un direct sur les réseaux sociaux ne constituait pas, en soi, une volonté délibérée de diffamer.

‎Les avocats ont également rappelé que Virginie Manganga disposait d’une adresse privée et professionnelle connue à Kinshasa. Il n’y avait aucun cas de flagrant délit ni de risque de fuite justifiant une arrestation un dimanche par avis de recherche et son envoi immédiat à la prison de Makala. Elle aurait simplement dû faire l’objet d’une convocation classique pour comparaître libre. En démontrant les failles de la procédure et en obtenant la requalification d’auteure principale à simple complice, la défense a réussi à obtenir un acquittement partiel et à éviter la peine de six mois de prison ferme requise par le procureur.

‎La libération de Virginie Manganga a soulevé des vagues dans le monde musical à Kinshasa

‎La libération de la chroniqueuse a immédiatement ravivé la rivalité historique entre les Warriors (fans de Fally Ipupa) et les Golois (fans de Ferré Gola). Perçue par l’opinion publique comme une chroniqueuse proche du camp de Ferré Gola (parfois surnommée « La Chevalière » par ce dernier), la sortie de Virginie Manganga de la prison a été vécue comme une victoire éclatante par les Golois. Pour eux, sortir du niouf sans avoir « demandé pardon publiquement » est une preuve de résistance et de supériorité de leur camp.

‎Pour les Warriors, par contre, Virginie Manganga a bel et bien écopé d’une condamnation avec sursis, elle n’a donc pas été totalement innocentée. Cela constitue un avertissement sérieux. Les fans de Fally Ipupa rappellent tout de même que l’essentiel est obtenu : la justice a reconnu la culpabilité partielle de la chroniqueuse, traçant par conséquent une ligne rouge claire contre les dérives sur la vie privée de leur idole. Par ailleurs, ils ont mis en avant l’image de leur artiste qu’ils présentent comme une personne “clémente”, parce qu’il a refusé de se constituer partie civile et de s’investir pour une peine maximale. Il a laissé faire la justice pour donner une leçon sans chercher absolument à détruire la carrière de Virginie Manganga.

‎La Rédaction 7 - +243815024838

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